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24 déc. 2011

C'est Noel !


gravure ancienne

1885

1945

image ancienne

miniature persane, non datée



JOYEUX NOEL A TOUS !



11 oct. 2010

Leçon de danse indienne




J'ai aujourd'hui une furieuse envie de danser !


Comme ceci...




Comme cela...




Et surtout, comme à Bollywood !
Oui, c'est un peu kitsch, mais c'est rafraîchissant, 
gai et coloré.



Encore une ?
On ne se lasse pas de la belle
Ashwarya Ray :

Et une chanson Bollywood par Zazie...eh oui !
Elle se défend plutôt bien en danse indienne, non ?


Voilà que mes jambes me démangent !



21 août 2010

Nasreddin Hodja : trois nouvelles histoires.




Nasreddin organisait des fêtes formidables chaque semaine. Le roi jaloux, fit appeler Nasreddin. Quand il le reçut, il lui demanda :
- Nasreddin, comment fait-tu pour organiser de si belles fêtes ?
- Eh bien..je parie. Et je gagne toujours.
- Ah oui ? D'accord. Veux-tu parier pour 10 dinars ?
- D'accord. Parions que...que demain, tu te réveilleras avec un tatouage sur la fesse  gauche.
- Un tatouage ? D'accord, mais cela est impossible.
Le lendemain matin, dans la chambre du Roi :
- Nasreddin , tu t'es trompé, il n'y a aucun tatouage sur ma fesse .
- Montre-moi, je veux en être sûr.
Alors, le roi baisse rapidement son pantalon.
- Tu vois, tu as perdu.
Nasreddin accepta sa défaite.
Le soir même, Nasreddin organisa une fête, encore plus grande que la précédente. Le roi, furieux, appela Nasreddin et lui dit :
- COMMENT AS-TU PU ORGANISER CETTE FETE ?
- Eh..bien je parie..et je gagne
- C'est faux ! J'ai parié avec toi et tu as perdu !
- Mais j'ai aussi parié avec le vizir...
- Ah oui ? Et qu'as tu parié ?
-Eh bien... J'ai parié que s'il se cachait dans ta chambre, il te verrait me montrer tes fesses !


Pain quotidien

Des gardes viennent arrêter Hodja. Le sultan veut le confronter avec les sages les plus éminents du pays, qui l'accusent d'hérésie. Pour sa défense, Hodja demande qu'on donne de quoi écrire aux savants. Il les invite à répondre par écrit à une seule question : « Qu'est-ce qu'un pain ? »

Et puis, il lit les réponses à l'assemblée :
Pour le juriste, le pain est une nourriture.
Pour le physicien, c'est de la farine et de l'eau.
Pour le théologien, un don du Ciel.
Pour le géographe, une pâte cuite.
Pour le philosophe : cela dépend de ce qu'on entend par "pain".
Pour le médecin, c'est une substance nutritive.
Enfin, pour l'historien, personne ne sait ce que c'est.

Puis, il se tourne vers le sultan et dit :

- Seigneur, ils sont incapables de se mettre d'accord pour définir une chose qu'ils mangent tous les jours. Comment pourraient-ils décréter de commun accord que je suis un hérétique ?



 La boisson

- Oh ! Fatima chérie, dit Djeha-Hodja Nasreddin, la boisson te rend si belle.
- Mais je n'ai rien bu, dit sa femme.
- Bien sûr, rétorqua Djeha, c'est moi qui ai bu.






20 août 2010

Nasreddin Hodja, histoires


Nasreddin Hodja, gravure du XVIIe s.


Nasreddin Hodja et le pommier

Djeha-Hodja Nasreddin plantait un pommier dans son jardin quand le sultan vint à passer ; il s'arrêta et dit à Djeha-Hodja Nasreddin, d'un ton moqueur :
- Voyons, Djeha-Hodja Nasreddin ! Pourquoi te donnes-tu tant de peine ? Tu ne mangeras jamais les fruits de ce pommier. Tu sais bien que tu mourras avant qu'il ne commence à produire des pommes.
Ce à quoi Djeha-Hodja Nasreddin répondit :
- Oh Sultan ! Nous mangeons les fruits des pommiers plantés par nos pères, et nos enfants mangeront les fruits des pommiers plantés par nous.
Cette réponse pleine de sagesse plut au sultan qui, en récompense, donna une pièce d'or à Djeha-Hodja Nasreddin.
- Oh Sultan ! , dit Djeha-Hodja Nasreddin en empochant la pièce, voyez comme ce pommier a déjà donné des fruits.
Cette remarque fit rire le sultan, qui lui donna une autre pièce d'or.
- C'est de plus en plus extraordinaire, s'écria Djeha-Hodja Nasreddin. Voilà un pommier qui donne deux récoltes par an.
Le sultan se mit à rire aux éclats et donna une troisième pièce d'or à Djeha-Hodja Nasreddin.


Les figues

Nasreddin Hodja décide d’offrir à Tamerlan (chef des Huns) quelques figues de son jardin pour se concilier ses bonnes grâces. Le Hodja ignore à quel point le Tartare a ces fruits en horreur.
A peine Nasreddin les lui a-t-il donné que Tamerlan en prend une bien mûre et la lui lance au visage.
- Allah est grand ! s’exclame Nasreddin sans broncher, quoiqu’il soit tout couvert du jus et de la chair éclatée.
Agacé Tamerlan en prend une autre et recommence.
- Grâces te soient rendues, Allah !
Et Nasreddin a l’air aussi content que si on lui annonçait une livraison de halva.
- Arrête, fils de chacal ! cria Tamerlan exaspéré. As-tu fini de rendre aussi stupidement grâce au ciel ? Tu ne vois pas dans quel état j’ai mis ta tête et ton turban ?
- Je comprends ta surprise, ô mon maître, mais quand je pense que j’ai failli t’apporter des melons !

 Le soleil ou la lune

On aimait bien embarrasser Nasreddin Hodja avec des questions oiseuses ou carrément impossibles à résoudre. Un jour, on lui demande :
- Nasreddin, toi qui es versé dans les sciences et les mystères, dis-nous quel est le plus utile du soleil ou de la lune
- La lune sans aucun doute. Elle éclaire quand il fait nuit, alors que ce stupide soleil luit quand il fait jour.

Miniature ottomane de l'étude de la lune et des étoiles, XVIIe s.


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