21 août 2010

Nasreddin Hodja : trois nouvelles histoires.




Nasreddin organisait des fêtes formidables chaque semaine. Le roi jaloux, fit appeler Nasreddin. Quand il le reçut, il lui demanda :
- Nasreddin, comment fait-tu pour organiser de si belles fêtes ?
- Eh bien..je parie. Et je gagne toujours.
- Ah oui ? D'accord. Veux-tu parier pour 10 dinars ?
- D'accord. Parions que...que demain, tu te réveilleras avec un tatouage sur la fesse  gauche.
- Un tatouage ? D'accord, mais cela est impossible.
Le lendemain matin, dans la chambre du Roi :
- Nasreddin , tu t'es trompé, il n'y a aucun tatouage sur ma fesse .
- Montre-moi, je veux en être sûr.
Alors, le roi baisse rapidement son pantalon.
- Tu vois, tu as perdu.
Nasreddin accepta sa défaite.
Le soir même, Nasreddin organisa une fête, encore plus grande que la précédente. Le roi, furieux, appela Nasreddin et lui dit :
- COMMENT AS-TU PU ORGANISER CETTE FETE ?
- Eh..bien je parie..et je gagne
- C'est faux ! J'ai parié avec toi et tu as perdu !
- Mais j'ai aussi parié avec le vizir...
- Ah oui ? Et qu'as tu parié ?
-Eh bien... J'ai parié que s'il se cachait dans ta chambre, il te verrait me montrer tes fesses !


Pain quotidien

Des gardes viennent arrêter Hodja. Le sultan veut le confronter avec les sages les plus éminents du pays, qui l'accusent d'hérésie. Pour sa défense, Hodja demande qu'on donne de quoi écrire aux savants. Il les invite à répondre par écrit à une seule question : « Qu'est-ce qu'un pain ? »

Et puis, il lit les réponses à l'assemblée :
Pour le juriste, le pain est une nourriture.
Pour le physicien, c'est de la farine et de l'eau.
Pour le théologien, un don du Ciel.
Pour le géographe, une pâte cuite.
Pour le philosophe : cela dépend de ce qu'on entend par "pain".
Pour le médecin, c'est une substance nutritive.
Enfin, pour l'historien, personne ne sait ce que c'est.

Puis, il se tourne vers le sultan et dit :

- Seigneur, ils sont incapables de se mettre d'accord pour définir une chose qu'ils mangent tous les jours. Comment pourraient-ils décréter de commun accord que je suis un hérétique ?



 La boisson

- Oh ! Fatima chérie, dit Djeha-Hodja Nasreddin, la boisson te rend si belle.
- Mais je n'ai rien bu, dit sa femme.
- Bien sûr, rétorqua Djeha, c'est moi qui ai bu.






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